Patek Philippe à présenté il y a trois ans, une nouvelle grande complication, la Réf. 5207 en platine avec répétition minutes, tourbillon et un quantième perpétuel instantané à guichets inédit, pour lequel deux brevets d’invention ont été déposés. Le changement instantané de tous les affichages du quantième constitue une complication supplémentaire, fondée sur l’interaction de 212 composants. Cette nouvelle prouesse a nécessité plus de 5 ans de développement et constitue l’une des montres-bracelets les plus compliquées de la marque, elle ne sera produite qu’à quelques exemplaires par an.

la Réf. 5207 avec répétition minutes, tourbillon et un quantième perpétuel instantané à guichets indiquant le jour, la date, le mois et le cycle des années bissextiles. La Réf. 5207 affiche également les phases de lune et l’indication jour/nuit par guichets. A l’instar de toutes les grandes complications bracelets Patek Philippe, cette montre à répétition minutes et tourbillon à trois aiguilles avec petite seconde et cinq guichets a été conçue non pas comme une pièce unique destinée à illustrer le savoir-faire exceptionnel de la manufacture, mais comme un enrichissement de la famille des grandes complications Patek Philippe en production régulière. Son extrême complexité limitera toutefois sa production annuelle à un très petit nombre d’exemplaires.

Une ostensible discrétion

L’aspect le plus notable du nouveau chef-d’oeuvre à grande complication de Patek Philippe réside dans sa discrétion. A première vue la configuration équilibrée de son cadran évoque la rondeur épurée d’une Calatrava classique. Seul un examen attentif révélera le verrou de sa répétition minutes. Quant au tourbillon, on sait que la tradition technique de Patek Philippe l’impose côté fond du mouvement. L’intégration d’un quantième perpétuel n’est pas davantage apparente, du moins tant que l’oeil ne s’arrête pas sur le petit guichet à droite des phases de lune pour y lire l’année. De découverte en découverte, l’étonnement de l’amateur va ainsi grandissant jusqu’à ce qu’apparaisse avec évidence que, chez Patek Philippe, la philosophie des complications est de faciliter la vie du détenteur de la montre. Il lui faudra attendre minuit pour faire une dernière découverte d’importance: le changement instantané de tous les affichages du quantième – qui ne constitue pas seulement une fonction appréciable mais aussi une complication supplémentaire extrêmement élaborée, fondée sur l’interaction de 212 composants.

Selon leur construction, les montres mécaniques à quantième demandent généralement de 20 minutes à plusieurs heures pour modifier leurs affichages. C’est le 28 février autour de minuit qu’apparaît la situation la plus critique : le disque de date doit avancer de quatre jours pour afficher le 1er mars. Ce problème a longtemps préoccupé les ingénieurs de Patek Philippe, qui ont consacré cinq ans au développement d’un mécanisme capable d’assurer, à minuit, l’avancée simultanée et instantanée des disques indiquant le jour, la date, le mois et l’année bissextile.

Le coeur de leur invention consiste en un mécanisme composé de leviers et de cames de programmation pour lequel deux brevets ont été déposés.

Le mécanisme à quantième perpétuel instantané a été entièrement conçu sous la forme d’un dispositif modulaire intégrable dans un mouvement existant. Dans le cas de la nouvelle Réf. 5207, l’hôte est le très convoité calibre R TO 27 PS qui, associé au quantième perpétuel instantané, prend le nom de calibre R TO 27 PS QI (R pour répétition minutes, TO pour tourbillon, 27 pour 27 mm de diamètre, PS pour petite seconde et QI pour quantième perpétuel instantané).

Un tour de force

Les amateurs de montres qui prennent le temps de se familiariser avec les mécanismes horlogers réalisent rapidement que le summum de la subtilité en la matière réside dans l’efficience énergétique : orchestrer des fonctions complexes au moyen de forces réduites. Dans le nouveau calibre, un ressort-moteur de 425 millimètres de long enroulé dans un barillet d’un diamètre intérieur de 9,18 millimètres doit permettre une exécution fiable de l’intégralité des fonctions de la montre sur une période d’environ 48 heures – y compris l’avancée collective et instantanée de toutes les indications du quantième à minuit. Le fait que les affichages ne soient pas assurés par de fines aiguilles poids plume constitue ici un défi particulier. Dans cette montre, on a opté pour la lisibilité optimale d’un affichage par guichets ouverts sur des disques, dont la masse est bien supérieure à celle d’aiguilles.

La Réf. 5207 se situe parmi les montres-bracelets les plus compliquées de la marque et ne sera produite qu’à quelques exemplaires par an. En raison de son extrême rareté, la Réf. 5207 sera exclusivement proposée dans les Salons Patek Philippe de Genève, durant une phase initiale de lancement.

MovementMécanique à remontage manuel, calibre R TO 27 PS QI, répétition minutes avec échappement tourbillon, certificat COSC, Poinçon de Genève

FunctionsHeure, minute, petite seconde, quantième perpétuel instantané par guichets (jour, date, mois, année bissextile, indication jour/nuit) et phases de lune

CasePlatine (950), 41 mm, serti d'un diamant Top Wesselton Pur (0.02 ct)

Glace saphir

Fond plein et fond verre saphir interchangeables

DialIndex appliques et aiguilles en platine (950)

Petite seconde et phases de lune à 6h

Bracelet/StrapAlligator écailles carrées, brun chocolat mat, cousu main, boucle déployante en platine (950)

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